26/08/2008 20H35 Transmongolien
Pour cette étape, il n’était pas possible d’obtenir des billets en 3ème classe, sûrement à cause des passages de frontières.
La différence est bien là ! Déjà, il n’y a que des touristes. Plus de dortoir ! Nous serons 4 par compartiment. Et quelle propreté ! Il y a même du sent-bon dans les chiottes !!!
On pourrait s’y sentir beaucoup mieux… plus pratique pour communiquer, plus pratique pour ranger ses affaires, plus besoin de faire de la gymnastique pour se changer dans les pipi room, tout est nettoyé plusieurs fois par jour. Mais bizarrement on a du mal à s’y faire…
Avec nous, dans le compartiment : Lindsay, américaine qui vit en Allemagne pour son job.
Quelques compartiments plus loin, nous rencontrons deux français, Isabelle et Cyril, accompagnés d’une joyeuse bande de finlandais. Pour Isabelle et Cyril, c’est 4 semaines sur les rails du Transsiberien de Moscou à Beijing. Un joli voyage de noces. Le courant passe très vite, Cyril me fait penser à nôtre pote Georgio le rigolo, alors je l’aime bien ( Georgio si tu lis ces lignes t’enflammes pas trop, tu sais bien qu’en réalité je t’aime pô !!! C'est un peu romancé, tu comprends, il faut que je me montre gentille !!).
Malgré nos petites réticences du début, notre crève, nous passons une super soirée internationale.
27/08/2008 Passage de la frontière russe. Naouchki
Nous arrivons à l’heure : 14h. Le train s’arrête, les toilettes se ferment (normal, étant donné que tout se déverse sur la voie). Notre provodnista (hôtesse du wagon) nous donne les déclarations de biens, à remplir soigneusement.
Le train s’en va, en laissant juste les deux wagons acheminant les touristes, sans locomotive, dans une gare déserte et sinistre. Nous nous trouvons là, tels des naufragés du rails… Mais que se passe t’il ?
Rien ! L’attente commence… au bout de deux heures, les douaniers rappliquent, le stress augmente.
Ils ramassent les passeports, les déclarations, et s’en vont… Rien d’autre… Bon !?
Attendre, ne pas boire, ne pas manger, afin d’éviter l’envie pressante et attendre, fumer, beaucoup fumer… Se rassurer en se disant que personne dans le wagon n’a la tourista, ça se saurait !
2 heures plus tard, les voilà de retour, et en force. Ils sont peut être une dizaine, avec la gueule pas très douce, leurs treillis ne les arrangent pas… bouhhh…. On frémit.
Des compartiments sont démontés du sol au plafond, des sacs ouverts et fouillés. Quand vient notre tour, il prend sa lampe torche, regarde un petit coup dans le placard, un petit coup sous la banquette et ouste… tout ça pour ça !!! Ou peut être qu’on est impressionnants nous aussi ??!!!
Tour à tour, ils nous rendent les passeports, en ne manquant pas de nous regarder avec autorité. Surtout ne pas rire… pas si facile, il faut vraiment imaginer la scène. Et dès qu’ils ont quitté le wagon, regarder le joli petit tampon nous autorisant à sortir et sourire.
Malheureusement ils ne repartiront pas tous seuls. Parmi eux, nous voyons deux touristes, sacs sur le dos : leurs visas étaient périmés. Nous ne les reverrons plus !
1. Cathy Le 03/09/2008 à 22:15
2. chrystèle Le 04/09/2008 à 13:20
3. Lolo Le 04/09/2008 à 21:22
4. Giorgio Le 05/09/2008 à 13:11
5. dany nicole Le 07/09/2008 à 09:56
6. dany nicole Le 07/09/2008 à 10:17
7. camille Le 12/09/2008 à 00:43
8. elise Le 13/09/2008 à 19:41
9. Lolo Le 15/09/2008 à 22:05