23/08/2008, Irkoutsk.
La mise en route comme d’hab est difficile. Comme d’hab nous nous asseyons dans un coin, clope au bec, lonely planet en mains.
L’objectif est trouvé : rejoindre le port, à 6 km de là, embarquer à bord d’un bateau et remonter la rivière « Angara » afin de rejoindre Listvianka petite bourgade de pêcheurs au sud-ouest du Lac Baïkal.
Objectif atteint en 2h de temps , pour 500 Roubles (soit 14 €).
Le lac Baïkal, perle de Sibérie, est la plus grande réserve d’eau douce au monde (1/5 des réserves d’eau douce, non gelée, de la planète ). Long de 636 km, large de 60 km, d’une profondeur maximale de 1637 m, il occupe une partie d’un rift lié à la tectonique des plaques. Bien que comblé par des sédiments qui atteignent presque 8km d’épaisseur, le rift ne cesse de s’approfondir à mesure que les plaques s’écartent. A terme, le lac Baïkal finira par former un sixième océan, scindant le continent asiatique en deux.
Nous trouvons rapidement grâce à l’aide de l’office de tourisme, une chambre chez l‘habitant. Le petit vieux vient nous chercher avec son mini van, nous nous enfonçons dans une des trois petites vallées de Listvianka. Au bout du chemin une babouchka nous attend devant son petit chalet.
Nous découvrons avec grand bonheur notre nouveau chez nous, les murs sont en lambris, deux petits lits avec deux bons et gros édredons. Une bouilloire, un balcon avec de quoi étendre le linge, de l’eau de source et cerise sur le gâteau une magnifique vue sur le lac. Et tout ça pour 12 euros chacun qu’espérer de plus ?
24/08/2008
Mais qu’il fait froid !!!! L’édredon ne suffit pas !! Il est 12h, quand nous nous décidons à sortir du lit. La douche est difficile, mais nécessaire, 6 jours sans douche… « Bon ça va, on sait que c’est dégueux mais on fait comme on peut ! »
Et la lessive, l’horreur elle nous aura bien pris 1 h celle-ci !!!
Et Robert… On a oublié Robert !!! Zut ! Vite au village ! A l’office de tourisme !
« Is it possible to phone, russian portable ? »
Robert nous rejoint 2h plus tard, quel plaisir de retrouver un de nos compagnons, de transsib !! Robert, c’est le slovaque qui étudie le Russe.
La faim nous gagne nous partons à la recherche de l’omoul, poisson endémique au lac . Nous le dégustons, fraîchement fumé, et quel extase pour nos papilles… quelle découverte, un régal ! Juste un mot : « ENCORE !!!!! »
Régalés, nous voici prêts à marcher. 12 km sur les berges du lac pour aller voir un cailloux. Et quel cailloux !!! Nous nous trouvons tous trois devant une toute petite pointe sortant de l’eau, tout ça pour ça ?! La légende dit, si j’ai bien compris : « Un père voulait marier sa fille Angara à un vieux et riche monsieur Irkoutsk. Mais sa jeune fille était éprise d’un beau et jeune homme Ienisseï. Un soir découvrant que sa fille avait fuit avec son bel et tendre, il souleva un énorme rocher et le jeta fou de rage, dans le lac. »
Nous apprécions la compagnie de Robert. Adepte de l’apprentissage des langues, il parle parfaitement bien le russe, l’anglais, l’allemand et comprend bien le français, les échanges sont donc assez faciles.
Nous rentrons de notre ballade exténués. Pour nous requinquer, nous achetons une bouteille de vodka, un peu de pomme, un omoul séché et allons nous installer en bordure du lac. Les deux bourgeoises d’à côté engagent de suite la conversation : « -Where are you come from ?
- Franzouzi
- Oh mais vous parlez français ?
- Oui je pense.
- Mais c’est fantastique on parle français ! Vous voulez du vin ? C’est comme ça qu’on dit ? Corrigez moi ! Vous me comprenez ?
- Oui on vous comprend, vous parlez très bien. On veut bien du vin. Et quel sont vos prénoms ?
- Ohhh pas si vite !!! Je ne comprends pas.
- Quel (1 temps) est (deux temps) votre (trois temps) nom ?
Les deux en cœur : « Oxana ». Ca sera plus simple.
Une double conversation s’installe, une en français et l’autre en russe. Nous rions beaucoup tous les cinq, les langages se mélangent formant des phrases, des mots un peu curieux.
Oxana (à gauche de Jérôme) nous raconte histoires sur histoires, pose questions sur questions, dans un très bon français. Elle est détonante, j’évite à plusieurs reprise l’inondation tellement je ris. Nous enchainons les vodkas, entre deux prises photos pour immortaliser ce moment.
Robert se montre aux petits soins d’Oxana (l’autre) ce qui ne nous échappe pas ! Nous envisageons le mariage, la future vie de couple…
Mais au plus grand désespoir de Robert, après peut être 2h de rigolade, les Oxana nous abandonnent. Merci de tout cœur à toutes les deux, vôtre rencontre était un réel plaisir.
Ivres, nous rentrons tous trois au chalet dans la même bonne humeur.
1. camille Le 01/09/2008 à 16:19
2. Lolo Le 01/09/2008 à 23:16
3. Sandrine CLAVERIE Le 02/09/2008 à 21:47
4. fonfec Le 07/09/2008 à 22:46
5. taxi woman liliane Le 14/09/2008 à 19:11